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Rando Nature entre Marais Mouillés et Marais désséchés
Date : 11 Août 2009
Auteur : Pascaline Ricard
Lieu : Port de Courdault et le port d’Aziré
J'ai parcouru pour vous ce sentier de randonnée en compagnie de Richard Joseph, animateur nature du Parc Interrégional du Marais poitevin et je vous livre en direct mes impressions :

Entre le Port de Courdault et le port d’Aziré, cet itinéraire de 10 kms traverse le joli Marais des Nattes en Vendée. Les terrées de frênes alternent avec les prairies humides et les peupleraies. Franchissant de nombreuses passerelles, il longe la rigole d’Aziré, royaume des libellules, passe à hauteur du village de Ste Christine et rejoint finalement les berges rectilignes du canal de la vieille Autize.

Départ sous les platanes du port de Courdault, en suivant sur environ 400m le chemin blanc de halage, avec à notre gauche, quelques jolies maisons ou « cabane » et sur notre droite, le canal et ses nénuphars puis bifurcation à gauche toute ! pour une entrée assez rapide dans le marais et sa voûte végétale. Ouf ! le soleil tape dur au cœur de l’été ! de part et d’autre du chemin, des prairies bordées de frênes, de peupliers et de petits fossés. Et là, commence la découverte  et les rencontres… quelques vaches paresseusement alanguies à l’ombre…rien d’étonnant me direz vous ! et la libellule sanguine alors ! espèce plutôt rare mais que nos yeux émerveillés découvre sur la feuille fuselée de l’Iris jaune du Marais , toutes ailes déployées. Puis vient le cours de botanique : Reine des prés, plante aux mille vertus et ancêtre de l’aspirine ! En humant son parfum, la pistache et le caramel me sont venu immédiatement à l’esprit. Rencontre avec la majestueuse valériane ou herbe à chat ! une plante qui a tout pour elle puisqu’elle guérit tout ! et en plus elle sent bon le thé infusé au miel ! ou est ce la soif qui me tenaille déjà…

Le chemin se rétrécit pour ne devenir qu’un petit «  routin » que nous suivons à la queue leu- leu, coincés d’un côté par la clôture d’une prairie et de l’autre par le fossé, où , effrayées par tant de bruit, les grenouilles se réfugient. Soudain, une conche barre notre route. Et là surprise ! un bateau à chaîne pour passer d’une rive à l’autre ! amusant et dégoulinant car la chaîne traîne dans l’eau et les lentilles… De l’autre côté, nous attend un chemin herbu, bordé d’arbres dans lequel le soleil joue à cache-cache. Puis brusquement, nous voici cernés : nous sommes au cœur d’anciennes « terrés », ces « mottes » où les maraîchins plantaient en alignement serré des frênes têtards pour leur production de bois de chauffage. Au bout de ce labyrinthe végétale, le hameau des Nattes. Nous reprenons notre itinéraire en suivant un sentier qui longe le canal.
Après avoir franchis quelques passerelles, nous arrivons aux abords du village de Ste Christine qui possède, au miracle, un espace pique-nique, point d’eau et autres commodités… ! Le chemin de terre que nous prenons, par le suite, longe la rigole d’Aziré. Sur l’autre rive, régulièrement nous apercevons quelques petites passerelles métalliques qui permettent d’enjamber les conches et autres rigoles qui viennent se jeter dans le canal. Autre point d’observation botanique s’offre à nouveau à nous : la guimauve aux feuilles douces comme du velours, la menthe poivrée et sa petite ombelle en pompon. De tant à autre, le loriot que nous devinons à son chant, passe au dessus de nos têtes comme pour nous encourager à poursuivre notre route.

Nous passons à la hauteur du hameau de la Garenne. Nous avons le plaisir de découvrir les jardins particuliers et nous envions les heureux propriétaires d’avoir un balcon ouvert sur cette nature prodigieuse ! quelques pas encore et nous retrouvons la route goudronnée mais une surprise nous attends : sur le bas côté, quelques pruniers oubliés, croulent sous la charge de leurs fruits ! Un petit goûter s’impose à nous et nous nous régalons de notre cueillette impromptue.

Le retour vers le port de Courdault se fait par le long chemin de halage qui longe la Vieille Autize ( 2, 250 Km). Sur notre route, nous enjambons quelques voies d’eau transversales par le biais de ponts et sous ceux-ci, Richard Joseph me confit que la Loutre, animal emblématique mais si secret du Marais, y laisse parfois une marque de son passage : une épreinte ( ou crotte pour être plus commun ! ), dans laquelle il est possible de deviner ou de sentir ( pour les plus courageux ! ) son menu du jour : poisson, écrevisses…

L’arrivée sur le port de Courdault après 3 heures de marche mérite bien une ultime halte : un charmant Bar-restaurant nous ouvre les bras : le Trou Vendéen (cela ne s’invente pas ! ). Une adresse pittoresque recommandée par les guides touristiques et par les randonneurs assoiffés et affamés…

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